LE REGARD – Analyse par le Dr GAUTHIER – Part IV

Analyse du Regard .:: LES CERNES ::.

« Le regard est la grande arme de la coquetterie »… disait Stendhal

Et c’est bien vrai pour tout le monde et à tous les âges de la vie !
Je vous rappelle que le regard est un ensemble indissociable composé des yeux dans un « écrin »

  • Paupières,
  • Front,
  • Tempes,
  • Cernes
  • Sourcils.

C’est sur cet « écrin » que nous pouvons agir.

Dans la 1ére partie je vous ai traité les paupières. Dans la 2éme j’ai traité le front. Dans la 3éme partie j’ai traité les tempes.
Je vais vous parler maintenant des CERNES.
Les cernes constituent un motif extrêmement fréquent de consultation. Elles peuvent apparaître très tôt, dès la vingtaine.
Les cernes présentent les caractéristiques suivantes :
– un 1/creux (ou dépression) plus ou moins importante,
– une 2/coloration plus ou moins foncée,
– une prolongation dans la joue qu’on nomme « 3/vallée des larmes ».

1 – Le creux :

Le traitement consiste à redonner du volume pour atténuer le creux s’il est trop important ou s’il s’est creusé.
2 méthodes seront alors possibles :
– Une méthode médicale par injections d’acide hyaluronique. Le traitement des cernes requiert cependant une technique et un type d’acide hyaluronique particuliers.
En effet, pour éviter un effet secondaire indésirable à type de poche légèrement bleutée, il est nécessaire d’une part d’utiliser un produit spécialement adapté à cette région fragile (où la peau est extrêmement fine), et d’autre part de réaliser les injections de manière très profonde, au contact de l’os.
Avec la bonne technique, le bon produit et surtout le calcul exact du volume à restaurer (c’est-à-dire avec un médecin consciencieux et doué), les résultats sont immédiatement visibles.
Dans cette région les résultats durent généralement de 2 à 3 ans.
– Une méthode chirurgicale par lipofilling est également possible. Comme pour toute zone, le lipofilling permet de restaurer les volumes de manière définitive contrairement à l’acide hyaluronique.

2 – La coloration :

En cas de cernes plutôt colorés, un traitement de comblement est toujours possible et pourra en partie améliorer le problème.

Cependant, en cas de réelle dyschromie (trouble de la pigmentation cutanée), un traitement de surface sera nécessaire. Dans ce cas, 2 types de traitement pigmentaires sont possibles :

• Un traitement par laser (CO2, Erbium) peut être réalisé,

• Un traitement par peeling dépigmentant pourra améliorer la couleur des cernes. Ce traitement initialement utilisé pour le traitement des cernes colorés chez les patients à peau noire est également utilisable sur les peaux caucasiennes. Le seul impératif à respecter concerne l’exposition solaire qui devra être totalement évitée le temps du traitement et les 15 jours suivants, de façon à éviter un rebond pigmentaire.

Les traitements à base de lumière (lampe flash qu’on nomme aussi Intense Pulse Light) sont souvent inefficaces.

3 – La vallée des larmes :

La vallée des larmes est constituée par le prolongement du cerne. Elle réalise souvent une marque creusée en diagonale en travers de la joue et donne un aspect fatigué au regard et au visage en accentuant les sillons nasogéniens.

Le traitement de la vallée des larmes doit toujours précéder le traitement éventuel des sillons nasogéniens car l’injection de la vallée des larmes va restaurer l’harmonie du visage, défatiguer le regard et, par un effet « mini lift », améliorer les sillons nasogéniens.

La restauration du volume de la vallée des larmes doit être très prudente pour ne pas grossir démesurément les joues lors du sourire.

Elle se fait grâce à des injections d’acide hyaluronique.

Les injections peuvent venir compléter un traitement de comblement des cernes en se prolongeant à la vallée des larmes. En revanche, l’acide hyaluronique utilisé ne sera en général pas le même car la vallée des larmes requiert un type d’acide plus volumateur (en faisant attention qu’il ne soit pas « trop » volumateur…).

L’éclat ainsi retrouvé de nos paupières inférieures va participer à rendre toute sa puissance d’accroche et de séduction à cette « grande arme » qu’est notre regard.